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Le projet franco-malaisien sur les terres rares peut répondre à 20 % de la demande mondiale, selon le ministre Nicolas Forissier

KUALA LUMPUR, 13 juillet — Le partenariat dans le domaine des terres rares entre l'entreprise française Carester et la société minière locale Malaco Mining Sdn Bhd pourrait à terme répondre à 15 % voire 20 % des besoins mondiaux en terres rares lourdes, selon le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et de l'Attractivité économique, Nicolas Forissier. S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'ambassade de France, M. Forissier a souligné que la production serait répartie entre la future usine de séparation de terres rares à Perak et le site de Carester dans le sud-ouest de la France, une initiative qui devrait générer d'importantes opportunités d'emploi en Malaisie.

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un accord conjoint de 10 ans récemment annoncé, qui comprend le transfert crucial de technologies de traitement des terres rares de l'entreprise française vers son partenaire malaisien.

Un partenariat stratégique tripartite

Le projet est appelé à s'étendre à une collaboration internationale plus large, le Japon finançant actuellement la moitié du site français de Carester et devant participer à la coentreprise Carester-Malaco. M. Forissier a souligné que les terres rares et les métaux critiques sont au cœur d'une relation stratégique bien plus vaste entre la France et la Malaisie, qui englobe actuellement l'énergie, la défense, les chaînes d'approvisionnement, l'intelligence artificielle, l'informatique quantique, les semi-conducteurs et l'aéronautique.

« Ce que nous construisons, c'est un partenariat de souveraineté, et pas seulement un partenariat commercial », a déclaré M. Forissier, soulignant l'alignement géopolitique et économique à long terme entre les deux pays.

La France ouverte aux discussions sur la défense

Abordant les questions relatives aux achats de défense de la Malaisie, notamment après que la Norvège a récemment révoqué une licence d'exportation pour un système de missiles destiné au pays, M. Forissier a refusé de commenter directement la décision norvégienne. Il a toutefois clairement indiqué que Paris restait entièrement ouvert aux discussions si les autorités malaisiennes souhaitaient explorer des solutions alternatives.

Il a rappelé que la France entretenait une coopération de longue date avec la Malaisie en matière de défense et disposait de capacités technologiques hautement fiables, représentant plus de 10 % des exportations mondiales de défense. Les fabricants français compteraient actuellement parmi les nombreux candidats internationaux examinés par le ministère malaisien de la Défense pour remplacer le missile de frappe navale (NSM) destiné aux navires de combat du littoral (LCS) du pays. Cette annonce a clôturé la visite de travail de deux jours de M. Forissier en Malaisie, visant à renforcer en profondeur les liens économiques. 

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Source : Free Malaysia Today

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